Mondial-2026: L'Iran après la paix, l'Espagne en attendant Yamal
L'Espagne, l'un des principaux favoris de la Coupe du monde, entre en lice ce lundi (18h00) face au Cap-Vert sans sa star Lamine Yamal, seulement remplaçant, alors que les joueurs iraniens sont arrivés aux Etats-Unis, où ils vont affronter la Nouvelle-Zélande quelques heures après la conclusion d'un accord de paix entre leur pays et le gouvernement américain.
. Jour J pour l'Iran
Après des mois d'incertitude quant à leur présence à ce Mondial-2026, les footballeurs iraniens sont arrivés dimanche à Los Angeles, où ils affronteront lundi la Nouvelle-Zélande dans le groupe G (03h00 dans la nuit de lundi à mardi).
Leur entrée sur le sol américain a précédé de quelques heures l'annonce d'un accord entre l'Iran et les Etats-Unis, censé mettre fin aux hostilités sur les différents fronts au Moyen-Orient, après quatre mois de conflit.
Cette percée diplomatique enlève certainement un peu de pression sur les organisateurs du Mondial et sur la sélection iranienne, mais le match se jouera tout de même sous haute surveillance.
Car l'importante communauté iranienne de Los Angeles - l'un des surnoms de la cité est "Tehrangeles" - compte profiter de la présence en ville de la "Team Melli" pour redire bruyamment son hostilité au gouvernement de la République islamique.
Des appels à manifester lundi aux abords du SoFi Stadium, stade ultra-moderne de 70.000 places, ont été lancés, et beaucoup devraient agiter l'ancien drapeau de l'Iran - celui d'avant la révolution de 1979, orné d'un lion et d'un soleil - que Téhéran ne veut pas voir.
"Tout le monde peut avoir sa propre opinion, mais nous sommes là pour le football, pas pour la politique", a de son côté déclaré l'attaquant vedette de la Team Melli Mehdi Taremi, lors d'une conférence de presse organisée peu de temps après l'arrivée des Iraniens en provenance de Tijuana, la ville mexicaine où ils ont finalement établi leur camp de base initialement prévu à Tucson (Arizona).
. Ambition espagnole, confiance belge
Championne d'Europe en titre et invaincue depuis 30 matches (hors tirs au but), l'Espagne affiche une ambition maximale pour cette Coupe du monde.
Mais il faudra attendre un peu pour voir à l'oeuvre l'arme fatale de la "Roja", l'ailier Lamine Yamal. Même s'il est remis d'une blessure et désormais apte, le prodige barcelonais n'est en effet que remplaçant lundi à Atlanta pour les débuts de la Roja face au Cap-Vert, l'un des duels les plus déséquilibrés du premier tour sur le papier.
Le sélectionneur cap-verdien, Pedro Leitão Brito, dit "Bubista", a beau avoir assuré dimanche que ses hommes n'étaient pas là "pour faire de la figuration", les Requins bleus semblent trop limités pour inquiéter la Roja et son jeu collectif rôdé.
Dans un groupe H où l'adversité grandira au fil des rencontres, les Espagnols croiseront ensuite l'Arabie saoudite puis l'Uruguay de Marcelo Bielsa. Il sera alors peut-être temps pour Yamal de jouer dès le coup d'envoi.
C'est également pleine de confiance que se présentera lundi à Seattle la Belgique de Rudi Garcia pour affronter l'Egypte de Mohamed Salah (21h00).
Arrivé en janvier 2025 à la tête d'une sélection traumatisée par deux tournois manqués (élimination au premier tour du Mondial-2022 et en huitièmes de finale de l'Euro-2024), le coach français a redonné de l'allant aux Diables rouges qui restent sur 13 matches sans défaite.
Avec les historiques (Thibaut Courtois, Romelu Lukaku, Kevin De Bruyne) et la nouvelle vague (Charles De Ketelaere, Jérémy Doku...), la Belgique a une belle carte d'outsider à jouer.
. Allemagne et Suède faciles, Pays-Bas laborieux
Sans surprise, le duel entre le Goliath allemand, quatre fois champion du monde, et Curaçao, David caribéen novice en Coupe du monde, s'est conclu dimanche par une démonstration de force de la Mannschaft, victorieuse 7-1.
Mais son très modeste adversaire gardera un souvenir fabuleux, pour l'éternité, quand Livano Comenencia a égalisé sur un tir légèrement dévié par le capitaine Joshua Kimmich pour tromper la légende Manuel Neuer.
L'Allemagne est donc en tête du groupe E, à égalité de points avec la Côte d'Ivoire qui s'est imposée dans les derniers instants (1-0) contre l'Equateur du Parisien Willian Pacho.
La Tunisie, elle, n'a rien pu face à l'efficacité offensive de la Suède, qui a déroulé pour s'imposer 5-1, un score qui lui permet de prendre seule la tête de la poule F et qui fragilise déjà Sabri Lamouchi, le sélectionneur des Aigles de Carthage.
L'autre match du groupe F s'est achevé sur un score nul (2-2) entre les Pays-Bas et le Japon à Dallas.
L. Andersson--BTZ