Strade Bianche: "Tadej Pogacar était vraiment au-dessus", reconnaît Seixas
Deuxième des Strade Bianche pour sa première participation à la classique italienne samedi à Sienne, Paul Seixas, 19 ans, a reconnu sans difficultés la supériorité du vainqueur, le Slovène Tadej Pogacar: "Il était vraiment au-dessus", a-t-il constaté.
"C'était la première course que j'avais vraiment cochée dans le calendrier, donc c'est super de pouvoir performer ici. Je dois remercier vraiment l'équipe pour le travail toute la journée, ils m'ont toujours bien placé devant", a analysé Seixas.
"A la fin, j'ai pris le bon coup, j'ai fait l'effort au bon moment, c'est super", a ajouté le phénomène de l'équipe Decathlon CMA CGM, 2e à une minute de Pogacar et devant le coéquipier mexicain du Slovène Isaac del Toro.
Le Français, vainqueur de l’Ardèche Classic le week-end dernier, son deuxième succès professionnel, est revenu sur les circonstances de l'attaque décisive de Pogacar, parti seul à près de 80 km de l'arrivée dans le Monte Sante Marie.
"C'était dur, très dur, ça fait vraiment très très mal aux jambes (quand Pogacar attaque, Ndlr), surtout que j'ai pris une petite cassure dans la descente. Ils ont joué un peu le jeu d'équipe et Isaac Del Toro a bloqué tout le monde derrière, il ne voulait pas me laisser passer, même quand je le doublais il se remettait devant et il freinait", a-t-il expliqué.
Seixas a brièvement fait la jonction avec Pogacar, mais le Slovène l'a ensuite rapidement et définitivement lâché: "Je l'ai payé vraiment après, j'ai essayé de revenir, ce n'est vraiment pas passé loin, mais voilà il m'a manqué 500 mètres".
"Après, Tadej était vraiment au-dessus, quand il est parti je le voyais, il voyait que je revenais, il se retournait, il réaccélérait. Je pense que lui il gérait, moi j'étais à fond, c'est un des meilleurs coureurs de tous les temps, tu dois juste respecter ça", a-t-il admis.
"Tous les jours je travaille pour essayer d'être meilleur, et donc d'atteindre son niveau, d'atteindre le meilleur niveau possible que je puisse avoir un jour (...) Son niveau est juste extraordinaire", a conclu le récent 2e du Tour de l'Algarve.
D. Fjodorow--BTZ