Wall Street ouvre en ordre dispersé, tente de s'accrocher aux espoirs de pourparlers USA-Iran
La Bourse de New York évolue sans direction claire jeudi, au lendemain d'un double record, voulant toujours croire à une poursuite des négociations entre Washington et Téhéran, sur fond de résultats d'entreprises.
Après avoir atteint de nouveaux sommets la veille, l'indice Nasdaq reculait de 0,16% et l'indice S&P 500 glanait 0,06% vers 14h00 GMT.
Le Dow Jones prenait pour sa part 0,16%.
"Même si, pour le moment, nous ne voyons pas de progrès concrets concernant la guerre au Moyen-Orient, il semble que des négociations puissent avoir lieu", commente auprès de l'AFP Kim Forrest, de Bokeh Capital Partners. "Et cela suffit au marché."
L'influent chef de l'armée pakistanaise a rencontré jeudi en Iran le président du Parlement dans le cadre des tractations en cours pour organiser une deuxième session de négociations avec les États-Unis.
Un premier rendez-vous visant à mettre fin durablement à la guerre au Moyen-orient s'était conclu sans accord le week-end dernier au Pakistan, pays médiateur.
"Nous sommes optimistes quant à la perspective d'un accord", a assuré mercredi la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.
"Ce contexte géopolitique plus rassurant a permis de stabiliser les prix du pétrole autour de la barre des 90 dollars le baril", remarquent les analystes de Briefing.com, rassurant les investisseurs à Wall Street.
Le ministre de la Défense américain Pete Hegseth a toutefois affirmé jeudi que Washington maintiendra son blocus des ports iraniens, en vigueur depuis lundi, "aussi longtemps qu'il faudra".
"Malgré toutes les pressions qu'elle subit, l'économie semble tenir le coup pour l'instant", souligne Mme Forrest.
En parallèle, la saison des résultats se poursuit.
"Nous n'en sommes qu'au tout début", prévient Kim Forrest. "Mais il semble que, dans l'ensemble, les entreprises dépassent les attentes."
Pepsico, géant américain des snacks et des boissons évoluait dans le vert (+0,44% à 156,50 dollars) après avoir annoncé des résultats en nette hausse pour le premier trimestre, portés par des ventes de boisson en forte progression sur son principal marché, l'Amérique du Nord, ainsi que son dynamisme à l'international.
De son côté, le géant des semi-conducteurs taïwanais TSMC, coté à Taïwan et à New York, a publié jeudi un bénéfice net record pour le premier trimestre 2026, porté par la course effrénée au développement de l'intelligence artificielle (IA).
A Wall Street, son titre perdait cependant 2,29% à 366,50%, subissant probablement quelques prises de bénéfices, selon Mme Forrest.
La place américaine se prépare à accueillir d'autres résultats trimestriels au cours des prochains jours. Sont notamment attendues, après la clôture, les performances du grand nom du streaming Netflix (-0,59% à 107,07 dollars).
Côté indicateurs, les opérateurs ont salué des chiffres en deçà des attentes concernant les demandes d'allocation chômage la semaine passée (207.000 contre 215.000 escomptées).
"Ce rapport réfute toute idée selon laquelle le marché du travail serait en train de s'effriter d'une manière à limiter la consommation des ménages", note Patrick O'Hare, de Briefing.com.
Toujours côté indicateurs, la production industrielle américaine a diminué en mars, alors que les analystes tablaient sur une nouvelle hausse, selon l'enquête mensuelle de la Réserve fédérale (Fed) publiée jeudi.
F. Schulze--BTZ