Berliner Tageszeitung - Mondial: Ronaldo dans l'histoire, Neymar en piste

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Mondial: Ronaldo dans l'histoire, Neymar en piste




Mondial: Ronaldo dans l'histoire, Neymar en piste
Mondial: Ronaldo dans l'histoire, Neymar en piste / Foto: © AFP

Cristiano Ronaldo est entré jeudi dans l'histoire en devenant le seul joueur à avoir marqué au moins un but au cours de cinq Coupes du monde différentes tandis qu'une autre star planétaire, le Brésilien Neymar, s'apprête à entrer en lice contre la Serbie avec un objectif final: décrocher un 6e trophée.

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Toujours assoiffé de buts à 37 ans, Ronaldo a ouvert la marque contre le Ghana (3-2) en transformant un penalty à la 65e minute.

Le Portugais, qui vient de rompre d'un commun accord son contrat avec Manchester United après une dispute publique au lance-flamme, assure que ce feuilleton "n'ébranlera pas" sa sélection. Et il en a apporté une première preuve jeudi.

Déjà meilleur buteur de l'histoire du football de sélections, statut qu'il a conforté jeudi (il en est à 118 buts en 192 capes), il a ajouté jeudi un nouveau chapitre à sa légende déjà grande.

De son côté, la Suisse a plutôt bien réussi ses débuts pour cette dernière journée des "premiers matches" en battant le Cameroun (1-0), grâce à un but de Breel Embolo, né au Cameroun mais qui a choisi de jouer pour la "Nati".

- Neymar le "rêveur" -

Dans la foulée, l'Uruguay de Suarez et Cavani et la Corée du Sud de Son Heung-min se sont neutralisées au cours d'un match alerte mais sans but.

A l'issue, du match Brésil-Serbie (20h00) dans le groupe G, les 32 nations engagées dans la 22e Coupe du monde auront disputé leur premier match.

Derniers arrivés sur le sol qatari, les Brésiliens commencent leur tournoi là où beaucoup les imaginent le finir: au stade de Lusail où sera jouée la finale le 18 décembre.

Ce statut de grand favori pour un sixième sacre est renforcé par les blessures à répétition chez les champions sortants français et la défaite-choc des Argentins de Lionel Messi contre l'Arabie saoudite mardi (2-1) dans ce même stade.

Le revers de leurs grands rivaux sud-américains doit "nous faire réfléchir. On sait qu'il n'y a pas de moments faciles pendant une Coupe du monde", a mis en garde l'entraîneur Tite, conscient de la pression considérable qui pèse sur ses joueurs. Le Brésil, pays du football-roi, attend depuis vingt ans d'accrocher une sixième étoile à son maillot.

Étincelant depuis le début de saison avec le Paris SG, Neymar a devancé l'appel puisqu'il en a déjà fait coudre une sur son short avant de poster la photo sur Instagram. Arrogant l'attaquant parisien? "Seulement un rêveur", le défend son compère en attaque, Richarlison.

- Stojkovic: même pas peur -

La défaite mercredi de l'Allemagne contre le Japon (2-1), deuxième grosse surprise de ce début de compétition, sonne comme un nouveau rappel à la vigilance pour Neymar et ses équipiers.

D'autant que la Serbie ne se présentera pas en victime expiatoire. "Personne ne me fait peur dans ce monde, pas même le Brésil. Pas besoin d'avoir peur", a prévenu l'entraîneur serbe Dragan "Piksi" Stojkovic.

Le maître à jouer de la dernière équipe yougoslave se laisse aller à l'ironie pour répondre à une question sur le potentiel offensif brésilien. "Vous dites que les Brésiliens vont jouer avec quatre attaquants ? Alors c'est fini pour nous ! Le Brésil a de la chance d'avoir quatre attaquants mais il faudra bien que quelqu'un joue en défense, non ?", sourit-il.

Si elle ne donne pas toutes les garanties derrière, son équipe n'est pas démunie offensivement avec des joueurs évoluant dans les grands championnats européens, l'expérimenté Dusan Tadic, le massif Aleksandar Mitrovic. Et surtout Dusan Vlahovic, l'arme N.1 des "Aigles", successeur à la Juventus Turin de Cristiano Ronaldo mais qui sera sur le banc des remplaçants au coup d'envoi.

- La Mannschaft sanctionnée ? -

Dans ce Mondial émaillé de controverses extra-sportives, il ne faut jurer de rien mais le président de la Fifa Gianni Infantino a passé jeudi une journée plus tranquille que la veille.

Des sept sélections européennes à avoir envisagé de porter le brassard inclusif "One Love" avant de renoncer face aux menaces de sanctions sportives de la Fifa, la Suisse est la seule à avoir joué jeudi.

Le capitaine helvète Granit Xhaka avait déjà dit qu'il ne suivrait pas l'exemple des Allemands qui ont publiquement marqué leur mécontentement face aux pressions de la Fifa avant leur défaite contre le Japon en mettant leur main devant la bouche sur la photo officielle: "Je ne pense pas que nous devons faire quelque chose en tant qu'équipe suisse. Il nous faut respecter les règles et nous concentrer sur le football."

Et les Suisses ont suivi les consignes de leur maître à jouer, en restant neutres avant le coup d'envoi de leur partie.

Une question toutefois. La Fifa, bien silencieuse sur le sujet, réagira-t-elle au défi allemand et sanctionnera-t-elle la "Mannschaft"?

D. Fjodorow--BTZ