Berliner Tageszeitung - Top 14: pour l'après-Urios, Bordeaux-Bègles mise sur la continuité

Börse
EUR/USD 0.32% 1.0565 $
Goldpreis 0.34% 1815.7 $
TecDAX 0.09% 3137.63
DAX 0.27% 14529.39
SDAX 0.91% 12670.76
MDAX 0.88% 26183.85
Euro STOXX 50 -0.17% 3977.9

Top 14: pour l'après-Urios, Bordeaux-Bègles mise sur la continuité




Top 14: pour l'après-Urios, Bordeaux-Bègles mise sur la continuité
Top 14: pour l'après-Urios, Bordeaux-Bègles mise sur la continuité / Foto: © AFP

Après avoir officiellement tourné la page Christophe Urios mercredi, Bordeaux-Bègles mise sur la continuité en maintenant sa confiance à ses ex-principaux adjoints Frédéric Charrier et Julien Laïrle pour rebondir après un début de saison poussif en Top 14.

Textgröße:

A dix jours du prochain match de championnat sur la pelouse de Perpignan, la piste interne est la moins onéreuse pour les finances de l'UBB, qui va devoir régler de fortes indemnités à son ancien manager, en poste depuis 2019 et dont le contrat avait été prolongé en fin d'année dernière jusqu'en 2025.

Ces derniers jours, deux noms circulaient dans les médias pour remplacer Christophe Urios, dont un avec insistance: Yannick Bru. L'ancien entraîneur adjoint du XV de France et ex-manager de Bayonne, a rencontré le président Laurent Marti la semaine dernière à Bègles.

Il correspond au profil recherché mais, de source proche du club, il ne se voyait pas quitter son poste actuel de consultant au sein de la franchise sud-africaine des Sharks de Durban, ni débarquer en Gironde en cours de saison, avec un staff qu'il n'a pas choisi. Sa venue est fortement envisagée l'été prochain.

Autre intérimaire évoqué, Christophe Laussucq, ancien manager de Mont-de-Marsan et Agen notamment, qui a été recruté il y a quatre mois par l'UBB pour occuper un rôle transversal entre le formation et le groupe pro bordelais.

- Charrier, un fidèle d'Urios -

Si on se fie au communiqué publié mercredi qui indique que "Frédéric Charrier et Julien Laïrle poursuivent leur mission au sein du staff sportif", l'UBB a privilégié la continuité avec deux techniciens qui ont contribué ces trois dernières saisons aux quatre demi-finales disputées par le club (deux en Top 14, une en Champions Cup, une en Challenge européen).

Charrier, en charge des trois-quarts, est un fidèle d'Urios, avec qui il a débuté comme adjoint à Oyonnax en 2010, puis qu'il a suivi à Castres, avec un titre de champion à la clé en 2018, et enfin à Bordeaux-Bègles.

Son travail est reconnu, au point qu'il a été choisi pour encadrer les Barbarians français qui affrontent les Fidji samedi à Lille. Mais acceptera-t-il de rester sans son mentor?

Laïrle, qui s'occupe des avants et de la défense, travaille avec ce binôme depuis trois ans et demi et a trouvé sa place. Les deux autres membres du staff, le Sud-Africain Heini Adams pour les skills spécifiques à la charnière, et Jean-Baptiste Poux, spécialiste de la mêlée et ancien équipier de ... Bru à Toulouse, conservent leurs prérogatives.

Cet équipage arrivera-t-il à remobiliser un groupe sous tension depuis le printemps dernier, quand il avait abordé les phases finales avec des joueurs "en guerre" contre Urios, selon les propres mots du manager, et en retard sur son plan de marche cette saison?

Onzième après dix journées, l'UBB n'est pas décrochée. Elle ne compte que cinq points de retard sur le Top 6, son objectif initial, et six sur le dauphin La Rochelle. Elle traîne encore comme un boulet sa défaite inaugurale à domicile devant Toulouse (25-26), avec trois pénalités manquées en fin de rencontre.

A Pau (défaite 33-7) avant la coupure internationale, avec une équipe amputée de ses internationaux et de nombreux cadres blessés, l'UBB a livré un "non-match" selon Laïrle, lors duquel des joueurs ont semblé lâcher leur manager.

Avec le départ d'Urios qui n'avait plus la main sur le recrutement en cours mais "dont le nom était une garantie pour attirer certains joueurs" selon un de ses proches, les Bordelais vont être fortement attendus.

Pour leur reprise, un déplacement à haut risque les attend dans dix jours à Perpignan, un barragiste aux dents acérées.

D. Wassiljew--BTZ