Berliner Tageszeitung - L1: Paris SG, les affres du match d'après

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L1: Paris SG, les affres du match d'après




L1: Paris SG, les affres du match d'après
L1: Paris SG, les affres du match d'après / Foto: © AFP

Encore une fois ridiculisé en Ligue des champions, le Paris SG a mille maux à soigner dimanche (13h00) face au dernier de Ligue 1, Bordeaux, dans un Parc des Princes où les ultras comptent laisser éclater leur colère.

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Avant cette 28e journée, il reste onze stations au chemin de croix du PSG, onze matches pour confirmer un dixième titre de champion de France qui permettrait aux Parisiens d'égaler le record de Saint-Etienne et de passer un peu de baume sur leurs plaies.

Le club est presque sûr de finir champion avec ses 13 points d'avance sur son dauphin, Nice, mais il a tellement habitué ses supporters à des déceptions...

L'équipe doit aussi soigner son mental, totalement défaillant à Madrid, où elle s'est liquéfiée face au Real (victoire 1-0 à l'aller, défaite 3-1 au retour), en 8e de finale de Ligue des champions, alors qu'elle avait en main la qualification.

Le procès de la nouvelle remontada a déjà commencé: l'échec du mercato en or massif, avec le septuple Ballon d'Or Lionel Messi, le jeu développé par Mauricio Pochettino, le sort du directeur sportif Leonardo, les faillites individuelles...

Les critiques, acerbes, ont plu depuis mercredi soir.

Ce nouvel affront européen a ramené sur le devant de la scène les questions qui tournent autour de ce club riche mais encore une fois impuissant en C1.

- "Direction démission" -

Les cadors du groupe, Kylian Mbappé excepté, sont tous passés au travers au Santiago-Bernabéu.

Des banderoles, des chants hostiles ou une grève des encouragements attendent l'équipe à la Porte d'Auteuil, dimanche midi.

"Nous allons montrer notre mécontentement et nous demandons à tous les amoureux du club présents de s'unir à nos actions sans violence", écrit le Collectif Ultras Paris (CUP) dans un communiqué intitulé "Direction démission".

C'est la première fois de l'ère QSI (depuis 2011) que cet organe regroupant les plus actifs des supporters parisiens demande le départ du président Nasser Al-Khelaïfi, qui, reconnaissent-ils, les a fait revenir au Parc après le plan Leproux, qui avait scindé les groupes devenus parfois violents.

"L'ambiance demain sera celle que veulent nos fans, nous comprenons leur déception, ils ont le droit de manifester leurs sentiments", a réagi Pochettino.

Le Parc attend un sursaut obligatoire, contre le dernier de la classe, Bordeaux, également en pleine crise, une crise d'un autre genre.

Est-ce une chance? Il est totalement inenvisageable pour le club de la capitale de ne pas gagner contre les Girondins.

- "Défouler cette frustration" -

Par le passé, quand elle s'est retrouvée dans cette situation, l'équipe a su rebondir.

Après la remontada originelle à Barcelone (6-1, victoire 4-0 à l'aller), en 2017, le PSG avait gagné à Lorient (2-1) puis les cinq matches suivants en L1. Mais c'est le Monaco de Mbappé qui avait fini champion.

Après le camouflet contre Manchester United (3-1, victoire 2-0 à l'aller), le PSG avait torpillé Dijon (4-0) puis battu dans la foulée l'Olympique de Marseille (3-1) et terminé champion.

Mais Paris, qui a perdu trois de ses quatre derniers matches (Nantes, Nice, Madrid) ne doit pas seulement battre les Girondins mais montrer un investissement impeccable. Il ne peut plus non plus remporter la Coupe de France, après avoir été éliminé par Nice en 8e de finale.

Pochettino a "la rage" et ressent "un certain mal être, c'est difficile de dormir la nuit, mais il faut assumer nos responsabilités, celle de continuer de penser au championnat".

Il a annoncé "des jeunes dans le groupe demain", une des demandes du CUP, qui se désole de voir les brillants éléments de l'équipe réserve exploser à l'étranger, de Kingsley Coman à Moussa Diaby, et pas au PSG.

"Mais le plus important est que les joueurs présents mercredi puissent défouler cette frustration", ajoute-t-il, et les regards se tournent vers Messi, très décevant depuis son arrivée, Neymar et compagnie.

Et avec quel gardien? Après une saison d'alternance entre Keylor Navas et Gianluigi Donnarumma, la bourde du portier italien a précipité la chute du PSG. Mais "Keylor a montré son soutien à +Gigio+ et au groupe", a assuré Pochettino.

"Quand on perd on peut toujours dire qu'on aurait pu prendre une autre décision, mais on ne le saura jamais", a-t-il conclu. Pourtant le Parc veut des réponses.

C. Fournier--BTZ